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On est pas content, on le dit, et on en est fier!

Education à l'Amour Courtois!

Publié le 26 Février 2015

Education à l'Amour Courtois!
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Or, en période de lutte contre le terrorisme, notre société devrait faire des choix qui ne laissent pas la moindre place aux doutes. Et, ainsi, laisser de jeunes Françaises de culture chrétienne se transformer en complices des pires assassins. C’est pourquoi le gouvernement devrait penser à faire des campagnes d’éducation des jeunes femmes, et des moins jeunes aussi, à la débauche.

Marcela Iacub

Non madame Iacub.
Non, il est vain de considérer que l'éducation à la débauche puisse être un rempart contre l'Islamisme.

Vous évoquez, pour vous justifier, la personne du marquis de Sade. Je ne doute pas que vous l'ayez lu, je doute que vos lecteurs en aient fait autant. A jamais Sade demeure une lecture d'élite qui veut s'enjailler, certes, mais avec un minimum de cette distinction que votre caste bobo poursuit avec l'assiduité de l'adolescent devant la jouvencelle.

Sade c'est l'ode du viol à demi-mot, de la violence plus ou moins consentie, de la pédophilie voire de l'inceste. C'est la débauche non une bagatelle qu'à vous lire, on pourrait imaginer.


De quel trouble psychique peut on être affublé pour imaginer que l'on combat une chose par son contraire radical?
La contestation de l'Occident se fait sur la base de cette appétence au stupre à la luxure et l'égoïsme profond de notre société. Une société que vous contestez d'ailleurs, parfois justement, quand on évoque les agressions dans le métro, où nul âme qui vive ne se dresse pour cogner l'agresseur. Une société dans laquel le chantage sexuel est devenu un mode relationnel banal dans les couples (c'est à dire la violence au sein même de l'intime). Une société dans laquelle la pression sociale quant au premier rapport sexuel, et quant à la performance sexuelle en générale est parfois écrasante.

Cette société est en parfaite décomposition, une putréfaction lente et nauséeuse dans laquelle chacun se réveil avec une gueule de bois de lendemain de soirée. Comment s'étonner que nos contemporains courent après le romantisme, pour se protéger des affres d'une violence qui semble structurelle?

Toutes les femmes ne peuvent faire du Krav Maga, tous les hommes n'ont pas les mots du collectif Fauve pour exprimer un malaise paumé entre votre débauche et cette volonté d'avoir plus que celle ci; "près de mes amis au grand cœur, qui me rendront meilleurs.


Le témoignage recueilli le montre pourtant bien:

On m’avait dit que la femme est une reine dans l’islam, que c’est une perle, raison pour laquelle il est aussi important de la préserver

Marcela Iacub

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Quelle parcours de terreur et de souffrance explique qu'une jeune femme puisse tenir un tel propos? Il est évident que le manque de considération et de respect pour les femmes a pour conséquence de tels cris de désespoir.

Vous proposez la débauche de Sade? Celui qui narre l'utilisation des femmes comme des objets, du plaisir pour lui seul et non dans une considération de la personne avec laquelle se déroule l'acte? Celui qui n'est que la mise par écrit de ce mépris souverain pour l'individu devant sa propre volonté de puissance?

En substance c'est de Fifty shade of Grey que vous rêvez, d'un monde "fan fiction" ou les femmes sont des jeunes filles un peu sottes acceptant sans réfléchir un contrat absolument flippant niant toute liberté humaine au prétexte tacitement signalé que Monsieur Grey est à la fois beau et riche.

On nage en plein délire pour qu'une féministe défende la société de l'aliénation méthodique pour contrer la société de l'aliénation institutionnel.

Au lieu d'accepter de se remettre en question, l'Occident refuse de s'interroger sur son identité préférant se vautrer dans le délire et l'autodestruction.


Et pourtant cet occident si riche à réussi, contrairement à de nombreuses civilisations, à développer au sein de la période -perçue comme la plus obscurantiste-, un exercice réel du respect de la femme, l'Amour Courtois.

Certes l'Amour Courtois n'est pas un amour décharné et uniquement spirituel, loin de là.
Certes l'Amour Courtois n'est que l'apanage d'une élite. Tout comme votre Sadisme l'est et le demeurera.

Car si il faut une culture et un niveau de langage pour lire Sade, il en faut moins pour comprendre l'Amour Courtois.

L'Amour courtois unit le bachelier, jeune impétrant à la chevalerie, à une dame, souvent d'une dignité supérieure. Qui pourrait nier que la femme est, en son être, l'exemple d'une capacité féconde que l'homme cherche car en étant dépourvu? Par là la femme surpasse l'homme et le complète harmonieusement.

C'est un amour de discrétion et du secret, quand celui d'aujourd'hui s'étale sur l'ensemble du monde, insérant la violence de la concurrence des performances jusque dans la sphère privée, jusque dans les environnements protégés que sont les Ecoles.


Duby avait beau dire que l'amour courtois considérait la femme comme une proie, cet amour se faisait dans le consentement, la volonté de plaire et non d'imposer sa brutalité, le désir de protéger et non d'asservir.

Et de proie à objet, ne vaut il pas mieux être animé?

C'est en réactualisant notre passé, en le faisant concorder avec la haute considération que nous avons pour les femmes que nous éviterons la décrépitude affective qui s'empare de nos sociétés consuméristes.

Mais existe-t-il une place, au sein de la conspiration des égaux de Marcella Iacub, pour une supériorité de la femme, quand il vaudrait mieux pour la société moderne que celle ci ne fut qu'une pâle copie, économiquement viable, d'un individu standardisé?

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