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On est pas content, on le dit, et on en est fier!

Le lynchage et Thomas More.

Publié le 18 Juin 2014 par Roman Ungern

Le lynchage et Thomas More.
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Comme la presse Française semble dans l'effroi, devant ces heures les plus sombres de notre Histoire qui recommencent il est sûrement de bon ton de faire pour moi deux remarques sur le sujet.

La première c'est que le fait est loin d'être isolé: le 28 Septembre 2012, dans les quartiers nord de Marseille, un campement est brûlé par les habitants. Les Roms avaient été prévenu par les locaux qu'ils devaient foutre le camps sans quoi ce serait eux qui viendrait faire le boulot. D'autre camps ont brûlé par le passé. Lyon, Lille, avec chaque fois la même interrogation: incendie criminel ou simple accident?

Il faut comprendre que les pouvoirs de justice (et de gouvernement dans un sens large) sont délégués à l'Etat qui les assure ainsi -normalement- avec impartialité et plus d'efficacité. Dans les temps anciens, sous les Mérovingiens par exemple, c'était une assemblée d'hommes libres qui rendait justice selon les coutumes et les Lois du justiciable (personnalité du droit) sous la direction d'un Comte représentant l'autorité Royale.

La Justice est un des Droits essentiel de toute communauté humaine, les lois minimales sont, de fait, souvent respectée par crainte du contrôle sociale et ce même contrôle sociale se charge de punir le fautif (principe de la faide, la fameuse vendetta Franque). On peut priver l'homme de se droit au contrôle sociale, c'est ce que la France fit: si, en théorie, faire le travail de la police est le droit de tout citoyen, voire même un devoir; de fait le faire vous emmènera quasiment certainement au poste de police pour que vous y expliquiez pourquoi vous avez cassez la gueule d'un gars dans le métro. Dans le pire des cas vous payerez même une amende.

Quand la Justice (l'Etat) ne remplit plus son office, les peuples reprennent leur autonomie. D'autant plus quand ils sont communautarisés. Avec les réformes pénales que l'on se tape, comment être surpris?

Ce qui me fait venir à ma deuxième remarque:
"Que faites vous? D'abord des voleurs que vous pendez ensuite." Disait le bon Thomas More.

A l'heure de la réforme pénale de la bonne Christiane, des marges urbaines qui n'ont que rarement aussi bien méritées leur nom de banlieues, comment notre classe politique peut elle s'émouvoir de ce fait divers? Cette émotion est surjouée!
Cela fait des décennies que ces banlieues échappent globalement à la Loi, et que la police n'y fait que des timides incursions. Dans ces territoires qui prennent peu à peu leur indépendance, la justice, le Droit, l'autorité reprennent peu à peu leurs marques.

L'expression "zone de non droit", particulièrement utilisée pour les désigner, est un leurre: elle sont des zones ou les droits et la loi se recomposent autour de ceux qui ont le plus de pouvoir et d'autorité, au fil des conflits entre dealer, au fil aussi des subventions alloués à divers associations (qui racialisent et communautarisent, et donc entretiennent la marginalisation) et lieux de cultes (qui promeuvent seulement la charria dans le cas des Wahabites et Salafistes comme ce fut le cas en Turquie dans les années 50, avec le résultat que l'on sait: à savoir transformer un pays laïc en champion es Islam...)

L'inconséquence de nos politiciens et le laxisme généralisé ont créé ces zones, ces far west républicains dans lesquelles, à n'en pas douter, les hommes politiques de demain verrons l'opportunité de bâtir une posture de conquérant pour favoriser leur (ré)élection.

Mais l'avertissement de Thomas More, corrigé par mes soins, demeure:
"A force de jouer aux plus fins, vous risquer de vous faire niquer avoir."

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