Le monde libre tremble.
Les ennemis de la Liberté sont en marche et assembleraient des composants du gaz chimique dit Gaz Sarin, un neurotoxique (comme le savent tout ceux qui ont vu Rock) classé parmis les gaz les plus toxiques du monde. Une exposition de quelques minutes sufit a provoquer la mort sans l'injection répétée d'une substance, l'atropine.
Le monde libre tremble, mais a t'il raison de trembler?Il convient en effet sur le sujet de la Syrie de se rendre compte que les quelques bribes d'informations qui nous arrive en France sont très filtrés, particulièrement partials et correspondent plus a une volonté de vente d'informations choc. Personne en France ne serait cappable de trouver un article qui indiquerait qui est en train de gagner, quels territoires sont dominés par quel factions, et, plus grave, qui sont les protagnistes de cette affaire.
Pour aider a relativiser: Al quaida se bat dans le camp opposé a Bachar Al Assad... Donc du coté des "gentils", donc du coté de ceux que la France et autres pays occidentaux abreuvent, d'armes, d'aides médicales et, vraisemblablement, des "services" des forces spéciales.
Pour replacer dans son contexte, demandons nous aussi ce que ferais l'Etat Français dans le cas ou une sécession, une guerre civile se manifestait en France et trouvait un écho dans des puissances étrangères.
A cela peut être faudrait il rajouter que la France est, selon la version officielle, un territoire au peuplement homogène qui n'as absolument rien a voir avec un territoire comme la Syrie qui comporte de nombreuses ethnies (Kurdes, Alaouites... etc) de nombreuses religions (Chrétiens, Islame Chiites, Islam Sunnites, Islam Alaouite...)
Bref, c'est très drole de voir nos bonnes âmes outrés des évolutions d'une guerre en Syrie qu'ils n'analysent que par l'émotivité véhiculée par une presse majoritairement opposée a Bachar Al Assad.
Car finalement n'étais ce pas les mêmes bonnes âmes qui armèrent les Talibans contre les comunistes? qui encouragèrent a "dévisser" Saddam Hussein et plongèrent l'Irak dans la guerre civile? Qui plongèrent l'Egypte et la Tunisie dans l'Islamisme et la Lybie dans une guerre sans fin où s'affrontent les tribus?
Sur ce point de la guerre en Syrie, les enjeux dépassent clairement nos conceptions simplistes qui se développent via les images d'un enfant frappé par une balle perdue ou tout autre image touchante que nos agences de presse savent si bien capter et diffuser...
La Syrie concentre des enjeux politiques régionaux (le Socialisme Baas laïque dont il est l'ultime ou pénultième représentant, mais aussi le leadership Moyen Oriental que se disputaient -naguère- l'Irak, la Syrie et la Turquie) mais aussi des enjeux politiques et économiques internationaux (tel que l'approvisionement pétrolier de la Chine, le déploiement Russe en mer méditerranée)
Que Bassar Al Assad ne soit pas un dirigeant démocratique c'est un fait (mais avons nous des leçons a donner sur le sujet, et surtout sommes nous sûr que ce fameux modèle démocratique soit exportable en tout lieux et en tout temps selon les mêmes critères?) mais cela ne nous donne aucun mendat pour décider sur un plan moral de le dévisser!
Ne nous cachons pas sur les motivations d'une possible intervention: si elle se fait, elle se cachera derrières des arguments moraux, des grands principes idéologiques, mais ce sont des impératifs politiques et stratégiques qui dicteront les opérations.
De plus interrogeons nous sur les informations que nous reçevons a propos de ces possibles armes chimiques. Il s'agit d'une information émanant de la diplomatie Américaine.
Oui, cette même diplomatie qui fut obligée d'inventer (dans le sens découvrir, bien sûr. hem.) des armes (d'ailleurs pseudo Française) en plein désert Irakien pour légitimer une action américaine faite, a la base, sur la Foi dans les services de renseignements américains.
Et me répondre que c'était du temps de Bush, et que Saint Obama ne ferait jamais cela serait témoigner d'une touchante naïvetée: les intérêts des Etats Unis ne changent pas, seuls changent la manière de s'exprimer sur le plan internationale: Bush brandissait la menace militaire et mettait les menaces a executions, Obama se contente de déplacer des troupes silencieusement dans les points chauds, de manière a dissuader, et agira selon l'évolution du contexte.
Il suffit de regarder par exemple le redéploiement des Forces Américaines dans le pacifique autour des îles Spratley, de l'exercice militaire conjoint avec les Forces d'autodéfense japonaise prévu dans les jours qui viennent afin de coller avec le lancement du premier satellite (et donc missile potentiellement balistique) des nord coréens... et de constater que les Américains ont déployé en Jordanie 150 hommes des forces spéciales pour répondre a des attaques chimiques... ce qui veut dire qu'on peut soupçonner la présence d'un dispositif bien plus important sur place.
Gardons nous de sombrer dans les pièges du mass media. Il y a urgence: il n'est pas dit que Bachar Al Assad soit vraiment le plus méchant dans l'histoire!
Et surtout, restons serein.